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Les anciens du projet Boost Your Talent - Témoignages

Antoni Papadopoulos et Brayan Sitchuen, étudiants en sciences économiques à Solvay, et participant au projet Boost Your Talent, promotion 2017-2018

Quel a été votre parcours l’an passé ?

L’an passé, nous étions élèves en 6ème sciences économiques en technique de transition à l’Institut Marie-Immaculée à Anderlecht.

Nous avons lancé notre Mini-Entreprise  « 8ways » au mois d’octobre 2017. Nous avons ensuite participé à différentes activités pour, finalement être finaliste du concours national Mini-Entreprise 2017-2018.

 

Connaissiez le programme Boost Your Talent ou la Mini-Entreprise auparavant?
Non, nous n’en avions jamais entendu parler.

 

A quelles activités avez-vous participé durant votre parcours Boost Your Talent ?

JEEP, Rencontre 100.000 entrepreneurs, Mini-Entreprises, Journée d’Immersion à MUFG et à différents séminaires et formations.

Antoni :

J’ai suivi au 1819 un atelier sur le Business CANVA et j’étais perdu car c’était compliqué à comprendre, surtout les termes. Ça a donc été pour moi un frein à entreprendre car la structure n’était pas adaptée à moi.

 

Qu’est-ce que le programme vous a appris ?
Brayan :

Ce programme nous a permis de développer notre esprit critique au niveau des idées, c’est-à-dire de réussir à bien les analyser, et de prendre le temps de les confronter en groupe, avant de décider.

Antoni :

Il nous a offert la possibilité de se connaitre soi-même, ses défauts et ses qualités, et surtout de trouver sa place dans le groupe.  Nous avons bien compris qu’il faut miser sur les forces individuelles dans un groupe avant d’agir. Nous avions par exemple, dans la Mini-Entreprise, créé des flyers très rapidement alors que ça n’avait pas d’utilité, et un certain coût.

 

Quel(s) impact(s) le programme a eu sur vous ?
Antoni :

Ça nous a clairement donné l’esprit d’entreprendre. Maintenant, nous concrétisons plus facilement nos projets grâce au programme. Nous avons pris l’habitude de mettre en place une méthode de travail pour atteindre nos objectifs. Nous savons comment faire pour réaliser une idée, autant sur le plan financier, que sur la manière de faire des choix. Nous prenons du recul sur nos idées pour ne pas aller trop vite.

Avant la 6eme je pensais faire de l’économie et du management, sans trop savoir ce que c’était. Par contre, grâce au projet nous avons eu la certitude que nous voulions entreprendre, car « gérer sa boîte est un truc de fou ! ». Dans le futur j’aimerai travailler dans l’évènementiel, tout ce qui est organisation d’évènements en gérant un projet avec plusieurs variables telles que le budget, l’humain et la communication.

 Brayan :

Maintenant nous sommes plus persuasifs, nous arrivons mieux à défendre nos idées et convaincre les autres. On a développé des compétences de leadership et d’argumentation. En gros, nous avons maintenant de l’expérience.

Pour moi, l’expérience  au contraire m’a confirmé que je ne veux pas faire ça. Je n’ai pas envie d’entreprendre seul, même si je comptais aller vers l’économie.

 

Conseillerez-vous de participer au programme et si oui pourquoi ?
Antoni :

Oui, pour l’expérience professionnelle. Le certificat dans le CV est optionnel, c’est surtout créer, développer et concrétiser son projet qui est important.

Il faut souligner que pour nous, le soutien de notre professeure était très important, elle donnait un avis extérieur, nous encourageait.

Brayan :

Oui, je le conseille, il faut en effet que le/la professeur(e) soit derrière nous, comme elle n’est pas dans l’équipe, elle nous apporte son regard extérieur, nous pouvons partager nos idées et avoir son avis.

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Avez-vous un conseil à donner à vos successeurs ?

Brayan :

De trouver de la motivation. Il y a certaines écoles dans lesquelles ces programmes sont obligatoires, ils sont donc perçus comme une obligation. Pour nous, notre professeure nous a proposé de participer à cette expérience. Nous avions donc le choix. À partir de là, il s’agissait de notre projet, notre engagement personnel.

Un de mes conseils, serait de prendre le temps de choisir une idée qui inspire tout le groupe. Dans un projet commun, si tous trouve un intérêt sur l’ensemble, ou une partie du projet, on rencontrera moins de freins, moins de barrières.

Antoni :

Au départ, notre professeure était sceptique. Mais notre motivation nous a permis d’en arriver là.

Mon conseil serait d’avoir de l’audace et oser se lancer. C’était un frein au début pour nous, mais au fur et à mesure de l’année, nous avons appris à avoir confiance dans notre projet.

Il faut aussi bien gérer son temps. J’ai appris à noter et planifier chaque chose que j’ai faite. Ça permet de sortir la Mini-Entreprise de l’école. Je conseille donc de faire attention au temps. Comme nous avions une production artisanale, nous y consacrions 2h par jour avant les journées de ventes. Cela, sans compter la communication. Le reste était vraiment un travail continu (administratif, appels fournisseurs, communication…)

 

Quelles différences vous voyez entre un cours d’économie normal et la Mini-Entreprise en classe ?

Brayan :

Le cours d’économie est très théorique, la Mini-Entreprise permet de comprendre et d’appliquer des concepts appris en classe. Aujourd’hui à l’université je fais beaucoup de lien entre la Mini-Entreprise et ce que je vois en cours. L’économie n’est plus un concept abstrait, mais du concret.
Nous avons réutilisé par la suite à l’école des concepts, tels que l’analyse SWOT que nous avions utilisé dans la Mini. C’était la même pour la comptabilité. Nous avions déjà pu aborder certains concepts dans notre projet, nous étions donc à l’aise.

Antoni :

Moi ce qui a retenu mon attention, c’est le chapitre marketing dans lequel nous faisions tout le temps des liens avec notre Mini. Nos cours étaient donc très utiles en classe pour mener à bien notre projet.

 

Est-ce que la Mini  vous a aidé en cours ?
Antoni :

La Mini n’a pas eu d’impact  négatif sur nos résultats. Comme nous n’étions que 8, nous étions autonomes et nous arrivions à travailler dans notre coin.

 

Quel est votre meilleur souvenir ?
Antoni :

Notre meilleur souvenir a été la finale, qui a été une découverte pour nous. Nous étions super fiers car il y avait 16 grosses équipes avec de gros potentiels. C’est à ce moment-là que l’on s’est challengé. On a réussi à miser sur les compétences individuelles de chacun, tant sur ceux qui parlent facilement, que ceux qui savent répondre vite.

Brayan :

Pour moi, la finale aussi ça a été la conclusion du projet. Je retiens surtout les ventes et les rencontres, car nous avons eu des cartes de visite. Maintenant on peut contacter des journalistes, des RH,…. Ça nous a ouvert sur d’autres perspectives. Nous avons notamment organisé une superbe vente au Westland.

                                                                                                             Henry Arnal, 18 – 12 - 2018